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VIE D'ANDRÉ COLIN

Un homme et une femme, peut-être les visiteurs d'un musée, ou d'un grenier contemplent un tableau de la Renaissance (Le Passage du Styx, de Patinir) et s' interrogent , se mettent à bâtir une histoire à partir du personnage central : d'où vient-il ? Où va-t-il ? Que s'est-il passé avant qu'il ne soit là, que va-t-il se passer ensuite ? Dialoguant, l'homme et la femme font ainsi naître une fiction, et imaginent l'histoire du jeune batelier André Colin, parti d'Amboise en 1552 à la recherche de la Sagesse et de l'Amour, en naviguant vers l'Est, de fleuve en fleuve.

La pièce est le récit de ce voyage, récit d'apprentissage nourri de paraboles, contes énigmes qui s'offrent au héros lors de ses haltes et rencontres.

Textes, mise en scène, accordéon : Anne Quesemand - Graphismes, bugle : Laurent Berman
Complicité à la mise en scène : Jean-Claude Vernier - Musique : François Tusques
Didier sainderichin : Toile peinte - Michel Karsky : bande-son
Montage film : Estelle Cywje - Voix film : Martine Mayrhague
 
Le récit mené par le dialogue des deux visiteurs est à la fois oral, musical et grahique : les comédiens racontent avec un déroulant d'images, et le voyage est aussi une promenade picturale : l'enfance au bord de la Loire est traitée graphiquement par des sanguines à la manière des esquisses de Léonard de Vinci ; sa rencontre avec l'Inquisition se fait dans la lettrine enluminée d'un parchemin ; son arrivée à Venise s'inscrit dans un paysage à la Carpaccio, etc.
 
Les étapes de ce voyage initiatique évoquent les grands lieux européens symboliques d'une certaine histoire des Lumières : André Colin est enfant au bord de la Loire de la Renaissance, adolescent dans la République de Venise, il commence sa vie d'adulte dans la Vienne de Mozart, et la poursuit jusqu'à nos jours en passant pas la Pologne hassidique de Rabbi Bounam, etc.
 
La mise en scène accompagne ce voyage par un voyage dans les techniques de l'image, utilisant toile peinte, déroulant de papier, projection de lanterne magique et cinéma 16 mm, nous menant elle aussi de la Renaissance aux années du vingtième siècle finissant.